1. Epidémiologie
- Maladie due à un parasite du globule rouge (le plasmodium) transmise par certains moustiques (les anophèles).
- Transmission uniquement vespero-nocturne, en milieu intertropical.
- Sécurité relative en milieu urbain sauf en Afrique.
- 4 espèces parasitaires :
- 1 majeure qui fait la gravité immédiate de l'accès : Plasmodium Falciparum.
- 3 mineures : Plasmodium Vivax, Malariae, Ovale.
- Problème majeur : apparition de résistances aux médicaments anti-paludéens pour le Plasmodium Falciparum.
2. Physiopathologie
- Le moustique
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Les gîtes larvaires sont variables mais en règle les anophèles préfèrent les eaux propres.
Toute collection d'eau peut être un gîte : lac, rivière, marigot mais aussi vieux pneu, ornière, etc.
C'est dire l'importance de l'entretien des jardins privés notamment.
- L'anophèle adulte :
- Développement des oeufs en 3 jours à 24° -25°, 8 jours de vie larvaire et 2 jours de vie nymphéale.
- Seule la femelle est hématophage. Sa vie aérienne est de 3 à 6 semaines.
- Vol actif relativement réduit (max : 2 km).
- Le vol passif (vent, avion, etc) explique notamment l'exceptionnel paludisme d'aéroport.
- Le cycle parasitaire
- Le moustique se contamine en prenant un repas sanguin chez un individu porteur du plasmodium.
- Le plasmodium subit une première maturation au sein du moustique. La durée de cette maturation est étroitement dépendante de la température extérieure. Par exemple pour P. Falciparum : pas de maturation en dessous de 18°C ou au-dessus de 35°, maximale vers 24°C. Il y a donc peu de risque en altitude ou en atmosphère climatisée.
- Transmission d'une souche parasitaire à l'homme lors de la piqûre anophèlienne ("étape 1").
- Deuxième "maturation" parasitaire dans le foie ("étape 2").
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Après un temps plus ou moins long (minimum 8 j pour le Falciparum), le plasmodium passe dans le sang ce qui est à l'origine des manifestations cliniques de l'accès palustre ("étape 3").
Selon les espèces, tout ou partie de la souche a quitté le foie. On peut donc, pour les espèces mineures, à partir d'une souche initiale avoir plusieurs accès dits de reviviscence, ce qui n'est pas le cas avec le Plasmodium Falciparum.
3. Géographie
4. Manifestations cliniques
Quoique l'on ressente par ailleurs toute fièvre supérieure à 38° est du paludisme jusqu'à preuve du contraire. Dans ce cas, une consultation médicale s'impose immédiatement et systématiquement (risque d'accès pernicieux), au mieux dans un service du pathologie tropicale ou d'urgences hospitalières. En cas de situation isolée prendre un traitement présomptif, prescrit préalablement par un médecin.
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Prophylaxie
Elle repose sur 2 grands principes : éviter les piqûres de moustique et prendre des médicaments (chimioprophylaxie).
- Lutte antivectorielle .
- La chimioprophylaxie.
- Les médicaments de la chimioprophylaxie ne sont actifs que sur l'étape 3 du cycle chez l'homme. Ils n'empêchent donc pas la contamination.
- Seul votre médecin traitant ou un médecin spécialiste peut vous conseiller la meilleure prévention médicamenteuse fondée :
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sur le pays visité.
Le Conseil Supérieur d'Hygiène Publique publie annuellement des recommandations officielles dans le Bulletin Epidémiologique Hebdomadaire (BEH).
Le BEH est consultable en intégralité sur internet .
- sur les conditions et la durée du séjour.
- sur les effets secondaires potentiels et les contre-indications de ces produits.
- Peuvent être utilisés en prévention :
- La chloroquine (Nivaquine®).
- Le proguanil (Paludrine®) en association avec la chloroquine (Savarine®) ou l'atovaquone (Malarone®).
- La méfloquine (Lariam®).
- La doxycycline.
- Peuvent être utiliser en curatif sur avis médical : Quinine, Nivaquine, Lariam, Halfan, Malarone et dérivés de l'Arthémèter.
Mise à jour en Janvier 2007